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Fin d'année scolaire, période charnière, il est temps de faire un peu le point sur l'état de ma vie. Et je dois dire que je ne suis pas très optimiste...
Mon année à Caen a été très bonne, humainement parlant. Dora, cette fille ô combien taré a été une de mes plus belle rencontre. Une complicité à toute épreuve, un humour toujours aussi décadent, et une perpétuelle envie d'être ensemble... Qu'est-ce qu'elle me manque cette grande folle ! A cela s'ajoute une joyeuse bande de lurons comme Marie, Emy, les Elodies² ou bien encore Arnaud et Mathieu. Faute d'avoir appris des choses transcendantes cette année, j'aurai eu tout le loisir de vous connaître et de passer de merveilleux moments avec vous... Merci à vous ! Cette année s'achève donc là où tout a commencé : Mayenne. Je suis en stage dans un musée archéologique et pour le moment tout se passe bien. Bon, je le reconnais, je ne me tues pas à la tâche mais j'estime que je mérite un peu de repos, non ?
Mes morues ont pris une place prépondérante depuis mon retour dans le 5-3 ! Festivals en chaîne, soirées alcoolisées, confidences osées... Je me sens bien, heureux à leur côté même si des fois, la place trop importante laissée aux délires, me pousse à ne pas étaler mes parts d'ombres qui, je dois le dire, refont très souvent surface en moi...
Oui, il y a toujours une ombre au tableau et là je crois que je m'enlise irrésistiblement vers le fond. Je savais que j'avais un problème avec la gente masculine (à moins que ce soit l'inverse ?). Ne pas arriver à m'attacher, ou bien, inversement, m'attacher aux personnes auxquelles je ne devrais pas, intellectualiser et dramatiser mes relations interpersonnelles : tout ça, on sait que c'est du moi tout craché ! Mais, je commence à réaliser également que je peux devenir pervers, méchant gratuitement, quand des mecs se tentent à me parler, à m'approcher, ou bien, quand des mecs osent me montrer une parcelle de leur bonheur « à deux ». J'ai toujours été de ceux qui n'aiment pas les mièvreries amoureuses mais, je commence à m'inquiéter sur le comportement que cela induit. Mes « aventures » avec les garçons prennent des directions de plus en plus sordides et mes sentiments se dispersent sans que je ne sache vraiment où je pourrai trouver du répit...
Cette angoisse, ce mal-être (passager je l'espère) m'ont même conduit à renouer avec certaines pratiques, peu valorisantes, pour matérialiser ce passage à vide. Les personnes qui me connaissent vraiment sauront de quoi je parle, les autres pourront vaguement imaginer. Et là, je dois dire que je trouve cela nettement plus inquiétant, surtout, quand d'autres potentielles addictions peuvent venir parfois flirter avec celles que je me dois déjà, tous les jours, de porter. Mais, j'ai aujourd'hui 22 ans, je suis plus grand, j'ai plus de recul, je suis plus lucide. Je ne pense pas que je tomberai dans le piège deux fois !
C'est assez hallucinant quand même. Cette grande faculté que j'ai à sauver les apparences, à donner l'image d'une personne qui fait tout le temps la fête, qui rit, qui délire... alors qu'au fond, je suis bien plus sombre que je ne laisse paraître... L'image, toujours l'image...
Je dois aussi ajouter que mon malaise ponctuel né aussi de mon inactivité artistique... L'année dernière j'avais le groupe de musique, cette année j'avais la danse et là, qu'est-ce qu'il me reste ? Mes maux auraient bien besoin d'un exutoire !
Mais bon, en y regardant de façon panoramique, on peut dire que je vais bien (ou au moins que j'essaie !!!)
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Phox2b©


